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A
la recherche de Mozart Un
film documentaire long métrage de Phil Grabsky produit pour célébrer le 250ème
anniversaire de la naissance du compositeur (2006)
SYNOPSIS Comment
naquirent ces mythes ? La légende du compositeur de génie a sans aucun doute
été manipulée, même du vivant de Mozart, par ceux qui avaient des chances
d’en profiter. Mais les mythes — comme tous les stéréotypes —
contiennent des bribes de vérité sur l’homme. En interrogeant sur la façon
dont la légende a été fabriquée, le film démêlera ces bribes de vérité. Cette
biographie de Mozart sera racontée à travers une recherche personnelle de
l’homme lui-même. Au fur et à mesure qu’il part à la recherche du vrai
Wolfgang Amadeus Mozart, le réalisateur Phil Grabsky suivra une piste
d’indices dans les endroits que Mozart lui-même a visités. Il cherchera des
signes de l’homme et de sa musique à travers l’Europe et tentera de répondre
à une question essentielle : pourquoi pense-t-on que Mozart est l’un des plus
grands génies musicaux du monde ? Phil
cherchera Mozart dans tous les endroits possibles. Etroitement liés aux
commentaires formulés par ceux qui sont impliqués dans l’industrie Mozart et
que Phil rencontrera en chemin (musiciens, responsables de marques de disques,
DJ classiques, touristes intéressés par Mozart, propriétaires de magasins de
souvenirs de Mozart), il y aura de la musique jouée par les plus grands
orchestres d’Europe, des interviews d’experts et un tournage en extérieur
des ruelles et des avenues, des auberges et des hôtelleries, des palais et des
tables d’hôtes que Mozart lui-même a visités.
TRAITEMENT Né
à Salzbourg en 1756, Mozart était un enfant exceptionnellement doué qui écrivit
son premier morceau de musique en 1761, à l’âge de cinq ans. Son père, Léopold,
qui était lui-même un musicien respecté, reconnut le génie de son fils et
fit de son mieux pour le protéger. Léopold tira le meilleur parti possible de
son enfant prodige ; il offrit à son fils une éducation culturelle en visitant
les cours d’Europe avec lui dès son jeune âge (en juin 1763, toute la
famille Mozart partit faire un tour d’Europe, visitant Paris, Londres et La
Haye où Mozart et sa sœur, Nannerl, furent présentés comme des enfants
prodiges). En l’emmenant dans des centres musicaux et en l’exposant à l’élite,
Léopold a pris soin du talent de son fils. Cependant, Léopold n’hésitait
pas à exagérer les dons de son fils pour les besoins des relations publiques.
Parfois, il diminuait même son âge d’un an.
En
1769, Mozart, âgé de treize ans, fut nommé violoniste et maître de concert
(sans solde) à l’orchestre de la cour de Salzbourg. Mais la maturité de son
talent n’était pas toujours reflétée dans sa vie. Il est vrai que les
lettres personnelles de Mozart trahissent une obsession pour la crotte et le
sexe.
Il n’était pas non plus très chanceux avec ses employeurs.
En 1772, un salaire annuel de 150 florins lui fut accordé en qualité de maître
de concert auprès du Prince Archevêque Colloredo. Colloredo fit botter le
derrière du compositeur par son chambellan pour lui signifier la fin de son
emploi. Mais Mozart ne fut jamais un petit morveux. Il ne se conduisait pas mal
quand il était en société polie, il s’attendait seulement à être traité
comme un égal par les aristocrates et il dépensa énormément d’argent pour
rester à leur niveau, achetant une voiture, louant un appartement de luxe,
achetant des vêtements à la mode ; et il ne pouvait tout simplement pas
se passer d’une table de billard … Comme la plupart des artistes à travers
l’histoire, la carrière de Mozart ne fut pas un triomphe financier. Il a
combattu les dettes tout au long de sa vie parce qu’il refusait de
compromettre son travail en passant son temps à faire de l’argent. Plutôt
que d’être l’esclave d’un riche mécène, Mozart choisit de poursuivre
une carrière de compositeur indépendant qui l’entraîna – contre l’avis
de son père – à Vienne, où il s’installa et épousa Constance Weber en
1782. Le « gamin de génie » était peut-être en réalité un défenseur
des droits de l’artiste indépendant. Mozart
réécrivait et retravaillait sa musique tout le temps (bien qu’il ait eu une
mémoire musicale phénoménale et ait été capable d’écrire des choses sur-le-champ).
Il n’arrêtait jamais de travailler et son travail était enraciné dans les
traditions de l’époque. Comme dans les autres domaines artistiques de ce
temps-là, il favorisait la sobriété et la clarté dans sa musique. Sa
grandeur ne vient pas de l’innovation musicale, mais du fait qu’il prenait
et peaufinait ce qui était à sa disposition — bâtissant d’énormes
constructions à partir de petits clichés musicaux. De
toute évidence, Mozart fut un produit de son temps. Il avait de bonnes antennes
pour les questions gênantes de l’Europe du 18ème siècle – tous
ses opéras abordent la façon dont le sexe s’intègre dans le reste de la
vie. En 1771, il écrivit à sa sœur Nannerl : « Au-dessus de nous,
il y a un violoniste, au-dessous, il y en a un autre, à côté de nous, il y a
un professeur de chant qui donne des leçons, dans la pièce qui est diamétralement
opposée à la nôtre, il y a un hautboïste. C’est amusant de composer dans
leur voisinage ! Cela donne des tas d’idées. » Au lieu de se retrancher
du monde extérieur, il l’absorbait et l’utilisait dans sa musique.
En
juillet 1782, la première représentation de Die
Entfuhrung aus dem Serail – l’Enlèvement au sérail - (un singspiel
: c’est à dire un opéra typiquement allemand dans lequel le dialogue est
chanté et non pas parlé) eut lieu au Burgtheater, à Vienne. Ce fut une
percée décisive pour le compositeur. Les
opéras de Mozart continuèrent, en fait, à remporter beaucoup de succès :
Die Entfurhung aus dem Serail et Don
Giovanni – Dom Juan - (dont la première fut présentée à Prague en
1787) furent les opéras les plus joués en Europe au cours de sa vie. Et en
1787, il fut finalement nommé Kammermusicus
par Joseph II à Vienne : il s’agissait d’un poste impérial qui l’intégrait
en quelque sorte aux institutions du pays. Il fit même partie de son groupe
local des Francs-Maçons où il fut très actif.
En
décembre 1791, Mozart mourut à l’âge de 35 ans. De nombreuses théories ont
été proposées relativement à la mort de Mozart, depuis une intoxication
alimentaire (grâce à du porc douteux) jusqu’au meurtre. Il y a peu
d’indices justifiant qu’il y ait quelque vérité dans la rumeur selon
laquelle Salieri avait fait tuer Mozart (son origine réside dans une pièce du
19ème siècle écrite par l’écrivain russe Alexandre Pouchkine).
La veuve de Mozart continua à employer Salieri comme professeur de musique pour
son fils — ce qui n’est pas ce à quoi l’on s’attend si elle le soupçonnait
d’avoir assassiné son mari. La
croyance répandue selon laquelle il fut enterré dans quelque fosse commune
anonyme n’est pas fondée. A cette époque, les funérailles somptueuses étaient
déconseillées et la tombe de Mozart, bien qu’étant peu coûteuse et non
marquée, n’était pas une fosse commune. En fait, beaucoup des mythes
entourant la mort de Mozart émanent de son épouse Constance. Elle épousa le
premier biographe de Wolfgang, Georg Niklaus Nissen, et, quand il mourut, elle
supervisa l’achèvement du travail qui peignait Mozart comme un génie méconnu,
enterré dans une fosse commune. Constance dit aux biographes que son mari soupçonnait
d’avoir été empoisonné et que sa dernière œuvre, inachevée, le Requiem,
fut créé dans le cadre de la préparation obsessive de son propre décès.
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